• Beach Boys' Party! (Album)

     

     

      1965    Beach Boys' Party!  Biographie    
     The Beach Boys The Beach Boys
      The Beach Boys  
     

    «Beach Boys' Party!» est le dixième album studio des Beach Boys, sorti en 1965.

    Alors que Brian Wilson travaille depuis plusieurs mois sur Pet Sounds, la maison de disques Capitol réclame au groupe un album pour la saison de Noël 1965. Les Beach Boys enregistrent donc, durant l'automne, une série de reprises acoustiques de chansons populaires du moment, dont trois compositions des Beatles et une version parodique des tubes I Get Around et Little Deuce Coupe. Afin de donner l'impression que l'album a été enregistré lors d'une véritable fête, de fausses interventions de convives ont été insérées durant la post-production.

    Party! est un succès commercial des deux côtés de l'Atlantique : no 6 des ventes aux États-Unis et no 3 au Royaume-Uni. Le 45 tours Barbara Ann rencontre également un franc succès.

       

     Album: «Beach Boys' Party!»  8 novembre 1965

    1. Hully Gully (Fred Smith, Cliff Goldsmith) – 2:22
    2. I Should Have Known Better (John Lennon, Paul McCartney) – 1:40
    3. Tell Me Why (John Lennon, Paul McCartney) – 1:46
    4. Papa-Oom-Mow-Mow (Carl White, Al Frazier, Sonny Harris, Turner Wilson Jr.) – 2:18
    5. Mountain of Love (Harold Dorman) – 2:51
    6. You've Got to Hide Your Love Away (John Lennon, Paul McCartney) – 2:56
    7. Devoted to You (Boudleaux Bryant) – 2:13

    Face 2

    1. Alley Oop (Dallas Frazier) – 2:56
    2. There's No Other (Like My Baby) (Phil Spector, Leroy Bates) – 3:05
    3. Medley: I Get Around / Little Deuce Coupe (Brian Wilson, Mike Love, Roger Christian) – 3:12
    4. The Times They Are a-Changin' (Bob Dylan) – 2:23
    5. Barbara Ann (Fred Fassert) – 3:23
     

    Musiciens

    L'enfance de l'art
    Issus d'une famille qui pratique la musique depuis plusieurs générations, les frères Wilson, Brian, Carl et Dennis, grandissent à Hawthorne (Californie). Trois éléments font la spécificité du son de The Beach Boys : leurs harmonies vocales cristallines, les accords et les rythmes binaires de Chuck Berry, qui forment l'ossature de tout répertoire rock, et les productions sophistiquées de Phil Spector, dont Brian tentera inlassablement de reproduire le fameux Wall of Sound.
    Garçons de plage
    Le déclic se produit en 1961 lorsque Dennis revient d'une séance de surf, Brian écrit « Surfin' » (octobre 1961). Ils optent alors pour le nom de The Beach Boys. Le 16 juillet 1962, leur père signe à leur place un contrat discographique chez Capitol Records, aucun n'étant majeur.

    Les chansons de Brian deviennent à une vitesse incroyable les hymnes de la jeunesse américaine, qui se reconnaît dans ce quintette insouciant et bien élevé, projetant une image saine et sportive, et célébrant les jolies filles, les surprise-parties et les joies du surf.

    Dans les albums et sur scène, le beau Dennis, est le principal centre d'attraction pour le public féminin, il a souvent droit à une chanson ou deux et devient la star des Beach Boys. Cependant, et bien qu'étant techniquement le chanteur le moins doué, c'est Mike Love qui interprète le plus de titres.

    En décembre 1964, lors d'un trajet en avion effectué en pleine tournée, Brian, désemparé est en proie à une profonde crise d'anxiété et doit être rapatrié d'urgence. Il décide alors d'abandonner les concerts, où il ne s'est jamais senti à l'aise, et de se concentrer sur ses principaux talents : le chant, l'écriture et la production.
    Chefs-d'oeuvre
    En 1966, de retour d'une tournée japonaise,The Beach Boys sont confrontés au Grand oeuvre de Brian, Pet Sounds (16 mai 1966). L'album n'a rien à voir avec les précédents, abordant des thèmes beaucoup plus sérieux et adultes. Une chanson, « Caroline No », paraît en single sous le nom de Brian Wilson, aucun des Beach Boys n'y ayant été impliqué. Comme toujours, leurs harmonies et leurs performances vocales font merveille sur le disque, Brian s'y charge de tout ou presque. Désormais acquis à la cause du psychédélisme, ils ont abandonné les uniformes avec lesquels ils faisaient jusque là leurs apparitions publiques et se laissent pousser les cheveux.

    Reçu tièdement aux Etats-Unis, Pet Sounds réalisera un meilleur score en Angleterre, où Paul McCartney (qui considère « God Only Knows » comme la plus grande chanson jamais enregistrée) et Mick Jagger ne cessent de chanter les louanges de Brian Wilson. Le semi-échec de Pet Sounds est compensé l'année suivante par le triomphe du single « Good Vibrations »(10 octobre 1966). La chanson atteint le n°1 un peu partout dans le monde et permet au groupe de redevenir une sensation.

    Désireux de dépasser The Beatles, Brian se lance dans une oeuvre encore plus ambitieuse, Smile et où il travaille cette fois-ci avec le jeune parolier Van Dyke Parks, au style plus « défoncé » et dans l'air du temps. Devenu totalement paranoïaque, Brian Wilson refuse de sortir l'album et détruit une grande partie des bandes. Il ne participe qu'à contre-coeur à l'album Smiley Smile (septembre 1967), une sorte de version abâtardie de Smile
    publiée suite aux pressions de Capitol. Les parties vocales sont enregistrées à son domicile.
    Eté trouble
    Meilleur chanteur du groupe, bon musicien, Carl Wilson devient le leader de The Beach Boys, même s'il a plus de facilités à chanter qu'à composer. L'album Wild Honey (décembre 1967), souffre de l'absence de Brian Wilson et réalise de mauvais scores commerciaux.
    Tournées
    Le très beau Sunflower (août 1970) connait au moins deux versions différentes avant de paraître, de même que le sombre et désespéré Surf's Up (août 1971). Le fantasque Dennis se met alors provisoirement en congé du groupe. A l'été 1972, n'en étant plus à une décision incongrue près, ils partent s'établir aux Pays-Bas et y construisent un studio pour enregistrer un album, Holland (janvier 1973), Brian leur faisant faux bond au moment de prendre l'avion.

    En fait, Brian, cloîtré, ne bouge plus de son lit, se goinfre, se drogue ; il ne quittera pas sa chambre pendant presque trois ans. A l'instar de certains grands talents de la rock music comme Syd Barrett, Vince Taylor ou Peter Green, il souffre en fait d'une santé mentale très précaire et sa consommation de drogues dures la dégrade à un point inimaginable.
    L'été sans fin
    Leur compilation, Endless Summer (juin 1974) est un best-seller-surprise aux Etats-Unis. C'est malheureusement aussi à partir de là que leurs concerts commencent à se résumer à des oldies shows à rallonge, les set-lists privilégiant les vieux tubes et négligeant les nouveautés. Ils capitalisent ainsi à fond sur l'effet de nostalgie enclenché à cette époque par le film American Graffiti de George Lucas et perdent de leur créativité.

    Sur 15 Big Ones (juin 1976) Brian chante horriblement mal, les années passées à se droguer intensivement ayant endommagé ses cordes vocales. De même, ils le refont monter sur scène, la tournée étant appelée pour l'occasion Brian's Back, mais un malaise s'installe à chaque fois qu'on voit au piano cet homme à l'air absent, obèse et négligé, qui joue souvent une toute autre chanson que celle du groupe. Une reprise du « Rock 'N' Roll Music »de Chuck Berry leur permet tout de même de retrouver les premières places des hit-parades, qu'il n'ont guère côtoyées depuis « Good Vibrations ».

    L'excellent The Beach Boys Love You sort en avril, Brian un peu plus en possession de ses moyens, reprend les commandes et signe la majorité des compositions. Le 23 décembre 1983, Dennis Wilson se noie dans des circonstances troubles lors d'une ballade en mer.
    Années 1980
    Leurs concerts font toujours le plein de spectateurs, mais leur production artistique est devenue totalement inintéressante et quand on les invite en télé, c'est toujours pour rechanter les même vieux tubes. Le groupe obtient son premier numéro 1 au Billboard depuis vingt ans avec une chanson pourtant médiocre, « Kokomo », qui a eu la chance de figurer dans un film hollywoodien à succès avec Tom Cruise, Cocktail, et à laquelle, ironie du sort, Brian n'a en rien participé.
    Nouvelle jeunesse
    Le 6 février 1998, depuis longtemps malade, Carl Wilson, décède d'un cancer. Brian ayant accepté de lui louer les droits du nom « Beach Boys », Mike Love, qui a éjecté Alan Jardine au passage, devient seul maître à bord. Sa santé physique et mentale s'étant améliorée, Brian donne des concerts-marathons souvent éblouissants (notamment le 14/2/2004 à l'Olympia de Paris) où il recrée tout Pet Sounds et les joyaux de son répertoire, la majorité des fans considérant qu'il est désormais pour ainsi dire The Beach Boys.

    Trente-sept après, Brian Wilson exorcise ses vieux démons et achève le réenregistrement de Smile (septembre 2004) qu'il repart jouer sur les scènes du monde entier. C'est sous le nom du groupe que sortent les bandes originales du projet en octobre 2011. L'année suivante, à la surprise de tous, les Beach Boys survivants et rabibochés reviennent pour un nouveau tour de piste. La nostalgie est à l'honneur de l'album That's Why God Made The Radio célébrant le cinquantième anniversaire de la formation comprenant alors Brian Wilson, Mike Love, Al Jardine, Bruce Johnston et David Marks.

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