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      1965   Docteur Jivago      
     Film

    Maurice Jarre

       
    David Lean

    «Le Docteur Jivago» (Doctor Zhivago) est un mélodrame historique italo-américain réalisé par David Lean, sorti en 1965. Il est l'adaptation du roman éponyme de Boris Pasternak.

    Réactualisé selon l'inflation, Le Docteur Jivago est le huitième plus gros succès de l'histoire du cinéma avec 1,9 milliard de dollars de recettes.

     

       
     

    Synopsis
    Le film commence dans les années 1950 près d'un barrage hydroélectrique en URSS ; le général Yevgraf Jivago recherche la fille de son demi-frère, Youri Jivago, et de Lara Antipova. Il convoque une jeune femme, Tanya Komarova, qu'il pense être la personne recherchée, sa propre nièce. Yevgraf l'interroge, mais la jeune femme ne se rappelle plus son enfance, ni l'identité de ses parents. Le général entame alors le récit de l'histoire de son demi-frère.

    Youri perd sa mère alors qu'il n'est encore qu'un petit enfant. Il est recueilli par des amis de sa mère, Alexandre et Anna Gromeko, et grandit avec leur fille Tonia à Moscou. Le seul héritage de sa mère est une balalaïka, instrument dont cette dernière jouait avec virtuosité.

    En 1913, bien des années plus tard, Youri est devenu étudiant en médecine et poète. Une manifestation pacifique se transforme en bain de sang à Moscou ; des gens du peuple tombent sous les sabres des cavaliers cosaques venus rétablir l'ordre. Parmi les contestataires se trouve Pavel Antipov, jeune révolutionnaire idéaliste, surnommé "Pacha" et fiancé à Lara. Blessé au visage dans l'échauffourée, il court vers elle pour lui demander des soins et en profite pour lui faire garder un pistolet récupéré par terre. Lara est une jeune et belle femme, ce qui lui vaut l'attirance de Victor Komarovsky, l'amant de sa mère. C'est un homme plus âgé et influent qui soutient les libéraux, favorables à des réformes limitées du régime tsariste. La mère de Lara tente de se suicider lorsqu'elle découvre la liaison perverse entre son amant et sa fille. Komarovsky, découvrant sa femme gisant sur le lit, fait appel à son ami docteur, qui se trouve être le professeur de Youri. Le docteur et Youri, son élève, parviennent à sauver la mère et promettent de ne rien révéler à Lara. Quand Komarovsky apprend les intentions de mariage de Lara avec Pasha, il essaie de l'en dissuader, puis la viole. En état de choc, elle tente de le tuer avec le revolver de Pasha en pleine réception pour le réveillon de Noël. Elle tire sur Komarovsky, ce qui ne le blesse que légèrement au bras. Celui-ci demande alors aux policiers de ne pas poursuivre Lara, de peur que celle-ci ne révèle les outrages de Komarovsky. Ainsi Lara quitte la salle, escortée de Pasha, Komarovsky se fait rapidement soigner par Youri. Lara et Pasha se marient et ils ont une fille prénommée Katya.

    La Première Guerre mondiale éclate puis la guerre civile entre rouges et blancs. Youri est réquisitionné par le parti ouvrier social-démocrate de Russie pour soigner les blessés de l'armée impériale russe. Pasha est laissé pour mort au cours d'une charge héroïque contre les forces allemandes. Sur le front Youri retrouve Lara, engagée comme infirmière volontaire pour retrouver son mari : ils soignent ensemble les blessés dans un hôpital militaire. Dans la difficile épreuve de la guerre vue de l'arrière, Lara et Youri tombent amoureux. Mais Youri reste fidèle à Tonia, avec laquelle il vient de se marier.

    Après la fin du conflit, Jivago retourne à Moscou auprès de son beau-père, sa femme et son fils Sacha et trouve sa maison partagée avec des prolétaires souffrant de disette, du froid et du typhus. Ses poèmes, jugés anti-communistes, mettent Youri en danger. Yevgraf, qui est dans la police, le sauve d'une confrontation et organise un voyage vers l'Oural dont Youri est originaire et où il a une maison, afin que sa famille soit à l'abri de la répression bolchevik.

    Pendant le voyage en wagon à bestiaux, Youri est confronté à la misère et la violence de la guerre civile. Il rencontre alors fortuitement Pasha devenu le général bolchevik Strelnikov (personnage inspiré par Léon Trotski). Celui-ci est toujours marié à Lara, mais il ne l'a pas vue depuis le début des conflits. Il sait cependant qu'elle habite dans la ville (fictive) de Youriatine, occupée par les forces de l'armée blanche. Arrivés à Varykino, Youri et Tonia découvrent que la maison de famille a été réquisitionnée par les rouges. Youri, Alexandre et Tonia s'installent alors dans le pavillon d'à côté, où ils vont mener une vie paisible, vivant des récoltes du jardin.

    Plus tard, Youri retrouve Lara qui vit avec sa fille à Youriatine, la bourgade voisine. L'attirance qu'ils éprouvent l'un pour l'autre refait surface et ils deviennent amants. Dans une scène avec Katya, une allusion est faite à l'endoctrinement des enfants par le nouveau régime vis-à-vis du tsarisme.

    Lorsque Tonia tombe enceinte, Youri renonce à sa relation adultère et rend visite à Lara pour y mettre un terme. Sur le chemin du retour, il est capturé par les partisans communistes et doit les accompagner pour servir de médecin, sans avoir la possibilité d'avertir les siens.

    Au bout de deux années, Youri réussit enfin à s'échapper dans une tempête de neige. Après une longue et difficile traversée du désert blanc de Russie, c'est presque mort de froid que Youri retrouve Lara. Elle lui indique que sa famille est partie pour Moscou et qu'elle vivra à Paris dans un proche avenir. Lara et Youri renouent leur relation dans la petite maison de la bourgade d'Youriatine. Komarovsky réapparaît et annonce au couple que la Tchéka les menace tous les deux : Lara pour son mariage avec Strelnikov, détesté du gouvernement, et Youri pour sa désertion et ses poèmes contre-révolutionnaires. Komarovsky propose alors son aide et, jouant de ses relations, un moyen de fuir la Russie par l'est. Les deux amants refusent et repoussent Komarovsky dans le froid glacial de l'hiver russe.

    Croyant tout de même aux avertissements de Komarovsky, Lara et Youri repartent s'installer à Varykino, dans la maison autrefois réquisitionnée par les révolutionnaires. Youri commence la rédaction de ses poèmes pour "Lara", ce qui lui attirera la sympathie du peuple mais aussi la défaveur du gouvernement. Komarovsky refait irruption, annonce que Strelnikov a été arrêté peu de temps auparavant et qu'il s'est suicidé. De ce fait, Lara est en danger de mort car la Tchéka ne l'avait épargnée que pour attirer Strelnikov à elle. Komarovsky propose une seconde fois au couple de s'échapper avec lui vers la Mongolie ; le couple accepte cette fois-ci. Au moment de partir, Youri prétexte un manque de place dans les traineaux pour rejoindre Lara et le convoi plus tard. Ce qu'il ne fera pas ; Youri est résolu à affronter son destin, ne pouvant suivre un homme qu'il méprise.

    Quelques années plus tard, pendant la période stalinienne, les deux demi-frères se retrouvent à Moscou. Youri est malade et physiquement affaibli. Lors d'un trajet dans le tramway, il aperçoit une femme dans la rue qui ressemble fortement à Lara. Il sort du tramway pour l'interpeller, mais ne parvient pas à crier assez fort ; il meurt d'une crise cardiaque en pleine rue. Ses funérailles rassemblent beaucoup de monde car ses poèmes ont gagné le cœur du peuple. Lara vient à Moscou et retrouve Yevgraf, pour qu'il l'aide à retrouver sa fille, perdue dans le tumulte de l'occupation de la Mongolie par la Chine. Elle ne la retrouvera pas à Moscou, malgré l'aide dévouée de Yevgraf. Lara disparaît ensuite, probablement déportée ou exécutée dans le cadre de la Grande Terreur.

    Le film retourne alors aux années cinquante, dans le poste de garde du barrage hydroélectrique. Yevgraf suppose que Tonia est la fille de Lara et de Youri et présente à Tonia une photo de Youri ; mais celle-ci reste sceptique sur la véritable identité de son père. Yevgraf fait promettre à Tonia qu'elle y réfléchira à l'avenir.

    En partant, Tonia remet sur son dos une balalaïka, instrument dont la mère de Youri jouait quand il était enfant et qui l'accompagna durant toute sa vie.

     
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      1985   Out Of Africa      
     Film

    John Barry et Mozart

       
    Sydney Pollack

    «Out of Africa», sous-titré en France et au Québec Souvenirs d'Afrique, est un film américain de Sydney Pollack, sorti en 1985. Il est adapté du roman autobiographique La Ferme africaine de Karen Blixen publié en 1937.

     

       
     

    Karen Christence Dinesen (Meryl Streep), une jeune aristocrate danoise, rejoint le Kenya - à l'époque, colonie britannique - pour épouser le frère de l'amant qui n'a pas voulu d'elle. Par ce mariage, elle devient la baronne Karen Blixen. Elle en vient vite à éprouver un amour profond pour l'Afrique, alors que l'Europe entre dans la Première Guerre mondiale. Elle s'acharne à faire pousser des caféiers sur les terres nues et désolées de sa ferme, dans l'espoir de protéger la tribu africaine qui y vit. Délaissée par son mari volage, Karen s'éprend violemment d'un chasseur, Denys Finch Hatton (Robert Redford), aussi libre et farouche que les fauves qu'il poursuit.

     
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      1949   Jour de fête      
     Film

    Jean Yatove

       
    Jacques Tati

    «Jour de fête» est un film français réalisé par Jacques Tati, sorti en 1949.

    Un petit village français prépare sa fête annuelle. Les enfants regardent de tous leurs yeux les forains, Marcel et Roger, monter leurs manèges sur la place. Quant au facteur, François, après avoir assisté à la projection d'un film sur son métier tel qu'on le pratique en Amérique, il entreprend, sur sa vieille bicyclette, une tournée intempestive. Quand la fête est finie, le village retrouve son calme.

     

       
     

    L'HISTOIRE
    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un petit village rural du centre de la France se prépare à sa fête annuelle. Les enfants émerveillés assistent à l'installation d'un manège et des stands, tandis que tout le monde se pare de ses plus beaux habits. François (Jacques Tati), un facteur candide et plein d'enthousiasme, est gentiment moqué par les villageois et les forains, qui le font boire et le persuadent qu'il devrait livrer son courrier comme les intrépides postiers américains qu'il vient de voir dans un reportage au cinéma ambulant. Après une nuit de beuverie, François se lance dans une distribution de courrier au rythme effréné...

    ANALYSE ET CRITIQUE
    Le 19 Juin 1949, tous les habitants de Sainte-Sévère-sur-Indre, un petit village niché au cœur de la France, se sont mis sur leur trente-et-un. En effet, un hôte de marque, accompagné de son équipe technique, vient y présenter son premier long métrage, tourné ici-même deux ans plus tôt. Après avoir coupé très officiellement un ruban bleu-blanc-rouge et assisté à l'inauguration d'une statue à l'effigie du facteur François qu'il interprète dans Jour de fête, Jacques Tati célèbre enfin, en compagnie de spectateurs qui furent pour certains des figurants du film, l'heureuse conclusion d'une rocambolesque aventure commencée six ans plus tôt en ces mêmes lieux.

    C'est en effet en 1943 que le futur cinéaste fait la connaissance de Sainte-Sévère. Après une enfance privilégiée et des études calamiteuses, Jacques Tatischeff, né en octobre 1907, végète quelques années dans l'entreprise d'encadrement de son père, avant de trouver sa voie dans les vestiaires des stades de rugby. C'est là que pour amuser ses camarades, il joue des pantomimes et des parodies sportives qui feront bientôt se gondoler le public des cabarets et des revues parisiennes. Très tôt intéressé par le cinéma, Tati écrit et interprète dès 1934 quelques courts métrages, tandis que ses facéties scéniques font de lui un artiste de plus en plus en vue. Ainsi, Colette célèbre son génie de mime, qui l'emmène d'abord vers les salles de province, puis vers la plupart des capitales européennes. Mais l'Occupation allemande met un frein à cette ascension. Menacé d'être recruté par le Service du Travail Obligatoire, le comédien de 35 ans fuit en zone libre avec son ami Henri Marquet et reste jusqu'à la Libération dans un petit bourg aux abords du village de Sainte-Sévère. Après avoir grandi dans un milieu bourgeois et protégé, puis fréquenté assidûment les salles de spectacle, Tati découvre avec émerveillement le quotidien simple et laborieux des fermiers et des agriculteurs. Dans ce petit coin de campagne qui semble totalement déconnecté des sombres réalités de la guerre, il aiguise un sens de l'observation déjà très développé et s'attache profondément aux villageois à qui il espère un jour pouvoir rendre hommage. Revenu à Paris, il retrouve les planches, mais aussi les studios de cinéma. Claude Autant-Lara lui offre ainsi le rôle du spectre dans son charmant Sylvie et le fantôme, puis celui d'un soldat dans Le Diable au corps. Mais Tati rejette les autres propositions qui lui sont faites : il a trop d'idées en tête pour travailler plus longtemps pour les autres.

    En 1946, il signe avec Henri Marquet le scénario de ce qui deviendra le brouillon, déjà très accompli, de son premier film. Dix ans après avoir travaillé avec René Clément sur le court métrage Soigne ton gauche, Tati pense à nouveau à son ami pour réaliser L'Ecole des facteurs. Mais le réalisateur, pris par la production de La Bataille du rail, suggère au comédien-scénariste d'assurer lui-même la mise en scène de son film. Cette salutaire impulsion donnée par René Clément permet à Jacques Tati d'oser sauter le pas, avec succès.

    Menée tambour battant, cette farce d'une quinzaine de minutes marque l'acte de naissance d'un immense réalisateur, mais aussi de son premier grand personnage de cinéma. On y suit d'abord la formation de trois postiers de campagne, sommés par leur supérieur à la voix de trompette d'accélérer la cadence de leur tournée afin d'être à l'heure pour apporter le courrier à l'avion postal. Puis le film se concentre sur la course folle du facteur François, dont la distribution frénétique est l'occasion d'une suite de gags ressuscitant avec génie l'esprit du slapstick américain. Lettre glissée sous la queue d'un cheval, vélo "en liberté", enveloppe récalcitrante engluée de colle à pneu, chaussures coupées en deux par le boucher à qui François les a livrées trop prestement... Autant de trouvailles burlesques et visuelles que Jacques Tati reprendra à l'identique ou perfectionnera bientôt dans son premier long métrage. Car L'Ecole des facteurs rencontre rapidement un franc succès, tant auprès du public que de la profession, et l'idée de transformer l'essai et d'en faire un long métrage s'impose bien vite au réalisateur et à son comparse Henri Marquet, ainsi qu'à leur producteur Fred Orain.

    C'est ainsi que naît le projet de Jour de fête, qui sera bien plus qu'une version longue de L'Ecole des facteurs et qui permettra à Jacques Tati de devenir à 40 ans l'un des réalisateurs les plus doués et originaux de l'après-guerre. Lorsque le film est mis en chantier en 1947, le cinéma français, à l'instar de tout le pays, se remet doucement de ses traumatismes. Tombée à 21 films en 1944 (contre 128 films en 1938), la production de long métrages retrouve peu à peu sa vigueur et remonte à 71 films, alors que les maîtres de l'entre-deux-guerres comme Duvivier ou Renoir préparent ou reportent leur retour, et que la profession finit de panser les plaies de la Collaboration plus ou moins active. Certains cinéastes de talent achèvent de prendre leur envol, comme Henri-George Clouzot avec Quai des Orfèvres ou Jacques Becker avec Antoine et Antoinette. Dans le même temps se dessinent les contours d'un cinéma dit "de qualité", solidement ouvragé mais parfois raide, et d'une politique des acteurs, qui seront bientôt honnis par la jeune critique des années 50.

    Etabli avec sa petite équipe à Sainte-Sévère, qu'il s'était juré de retrouver, Jacques Tati se place d'emblée en marge du cinéma de son temps. Malgré le budget restreint qui lui est alloué, il innove en inaugurant un nouveau procédé, baptisé le Thomson-Color, et qui devrait permettre à Jour de fête d'être « le premier film français en couleurs françaises. » Le matériel et le technicien spécialisé étant fournis gracieusement par Thomson, l'usage de ce procédé expérimental n'entraîne aucun surcoût pour la petite production, qui assure heureusement ses arrières en filmant une version de sécurité en noir et blanc. Une salutaire initiative puisque, malgré des premiers essais prometteurs, Thomson ne parviendra jamais à développer sa pellicule couleur et abandonnera vite son projet (il faudra attendre 1995, soit 13 ans après après la mort du réalisateur, pour que le négatif couleur soit enfin tiré, sous l'impulsion de la fille de Jacques Tati et de François Ede). Lorsque commence le tournage, Tati n'a évidemment pas conscience de tourner un film qui fera l'essentiel de sa carrière en noir et blanc et il aborde donc la couleur avec la précision et la parcimonie qui marqueront certaines de ses futures œuvres. Déjà conscient du potentiel et des limites du procédé, il considère que trop de couleurs distraient le regard du spectateur et peuvent diminuer l'impact de ses gags. Il insiste donc pour que les décors naturels comme artificiels, mais aussi les costumes, soient les plus neutres possibles et que la couleur soit apportée par la fête et les forains.


    Car il n'est plus seulement question des facéties d'un facteur dans Jour de fête. Plutôt que de rallonger les ingrédients de L'Ecole des facteurs, en ajoutant des gags essentiellement centrés sur le personnage de François, Jacques Tati élargit son champ d'observation, met en valeur de nombreux personnages, joués pour la plupart par les véritables habitants de Sainte-Sévère, et introduit un nouveau thème. Son film s'ouvre ainsi au moment où le petit village (rebaptisé Follainville, sans que ce nom soit exploité de manière flagrante dans le récit) s'apprête à célébrer sa fête annuelle. Les forains arrivent avec leurs stands et leur manège, provoquant la liesse des enfants, tandis que les chevaux de bois effraient d'authentiques canassons qui paressaient dans leur enclos. Toute la première partie du film s'attache ainsi aux préparatifs de la fête et aux réactions des villageois, commentés par une vieille commère bienveillante (jouée par le comédien Delcassan). Observateur des communautés, Tati installe son film avec patience et vigueur à la fois. Une somme de petits détails et d'actions, relevant autant du burlesque que du quotidien, prennent le pas sur une dramaturgie conventionnelle. Et si les deux principaux forains sont interprétés par des comédiens familiers du public (Paul Frankeur et Guy Decomble), le cinéaste s'attache à en faire des éléments déclencheurs, des troubleurs d'habitudes un peu moqueurs et condescendants, mais en prenant soin de ne pas en faire les héros de l'histoire. Loin de dérouter le spectateur et de lasser sa patience, cette longue introduction où ne se dessine qu'une esquisse de récit et où ne se distingue aucun personnage central établit une impression d'intimité et de sympathie immédiate, qui donne le sentiment d'être l'hôte privilégié d'un petit monde, gagné peu à peu par la liesse et la féerie. Même si le réalisateur sera très frustré que son film ne soit finalement exploité qu'en noir et blanc, ruinant ainsi ses efforts pour que les couleurs vives se cantonnent essentiellement aux fanions et guirlandes déployées sur la grande place du village et aux attractions foraines, son film n'a pas besoin d'un tel artifice pour s'affirmer d'emblée comme une fête pour le regard. Solidement épaulé par sa petite équipe et par les villageois, qui vivent ensemble pendant cinq mois, Tati invente un cinéma qu'on a judicieusement qualifié de démocratique, où tout le monde, du cafetier bougon au plus fugitif des passants a sa place et son importance.


    Ce n'est qu'au bout d'une vingtaine de minutes que le facteur François fait enfin son apparition et s'impose comme le point central du film. Naïf et buté, gaffeur mais doué par fulgurances d'une grande intelligence pratique, ce personnage interprété avec génie par Tati est une des plus belles créations du cinéma burlesque. Bien qu'il soit l'objet des blagues des enfants et des quolibets de ses voisins, il est bien plus qu'un cliché de l'idiot du village. Digne héritier des fonceurs inconscients et surnaturellement chanceux incarnés par Buster Keaton dans ses chefs-d'oeuvre des années 20, François est avant tout un corps en mouvement, une force qui traverse le film comme une tornade. S'exprimant dans un babil plus proche de l'esperanto comique que du patois, il rejoint la grande famille des figures burlesques universelles, aux côtés du vagabond de Chaplin et des fous furieux incarnés par Laurel et Hardy.

    Mais si Tati ressuscite une forme de comique qu'on croyait alors disparu, il s'affirme dès son premier film comme un homme de son temps, qui observe le monde contemporain autant qu'il regarde avec nostalgie dans le rétroviseur. Bien que situé dans un petit univers qui semble à l'écart de la modernité, Jour de fête témoigne à sa manière, drôle et poétique, de la réalité de la France de l'immédiate après-guerre. Fasciné par un documentaire projeté au cinéma ambulant et qui décrit les méthodes ultra-modernes (et fantaisistes) employées par les postiers d'outre-Atlantique pour livrer le courrier dans un temps record, François et le film avec lui subissent un changement brutal de rythme. Motivé par l'alcool absorbé massivement pendant la fête et les encouragements moqueurs des forains, il décide de rompre avec la langueur tranquille du village et de participer à l'accélération d'une société vouée à être de plus en plus sous la haute influence du libérateur américain, dont la police militaire patrouille encore sur les routes. S'ouvre alors la dernière partie du film, celle qui reprend le plus d'éléments du court métrage originel. Fonçant sur son vieux vélo comme une fusée, doublant voitures et coureurs cyclistes, François rompt avec son habitude de discuter avec les villageois pour se vouer tout entier à la rapidité et à l'efficacité, qui sont en passe de devenir des valeurs-clés du monde occidental.


    Evidemment, cette brutale et absurde accélération est une source de gaffes et de gags désopilants, jusqu'à ce qu'une chute spectaculaire dans une rivière dégrise François et le rappelle à son rythme coutumier, tandis que les forains quittent le village. Ironiquement, cette propension de Tati à opposer la douceur de vivre et l'inhumanité d'une société régie par des rythmes et des formes de moins en moins naturels, et qui se développera dans ses films suivants, amènera certains à taxer de réactionnaire l'un des créateurs les plus modernes de son temps. Mais ces considérations ne sont pas encore d'actualité lorsque Jour de fête sort sur les écrans en 1949. Si certains s'irritent de l'absence de véritable histoire, des dialogues souvent inintelligibles et de l'incongruité d'une œuvre résolument à contre-courant, l'accueil public et critique est globalement très favorable. Gros succès commercial, le film propulse Jacques Tati parmi les réalisateurs et les comédiens les plus populaires en France. Mais ce dernier se refuse à profiter des opportunités faciles que lui offre ce premier succès. Sourd à la demande pressante de nouvelles aventures de François, il préfère partir pour d'autres rivages. Ce n'est qu'en 1961, à l'occasion d'un spectacle à l'Olympia, qu'il renoue avec le facteur, en rejouant le rôle dans un sketch sur scène et en présentant au public des extraits de Jour de fête, avec des touches de couleurs ajoutées en rotoscopie. Un prélude à une nouvelle version qui sort en salles en 1964, avec une bande-son retravaillée, un montage resserré et l'introduction d'un nouveau personnage de jeune peintre en blue-jean (pas très raccord avec le reste du film), justifiant par sa présence l'intrusion de la couleur sur les lampions, le manège et les ballons. Cette dernière mouture, bien que moins naturelle et charmante que l'originale, sera longtemps considérée comme celle de référence, malgré la sortie en 1995 de la version en couleurs Thomson-Color. Mais on confessera un faible pour le premier jet de 1949, bijou de burlesque et de légèreté, qui reste sans doute le film le plus drôle et le plus attachant de Jacques Tati.

    DVDClassik

     
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      1995   Braveheart      
     Film

    James Horner

       
    Mel Gibson

    «Braveheart» (également intitulé Cœur vaillant au Québec1) est un film britanno-américain produit, réalisé et interprété par Mel Gibson, sorti en 1995. Il raconte de manière romancée la vie de William Wallace, héros et symbole de l'indépendance écossaise, qui à la fin du xiiie siècle, affronta, à la tête des clans écossais unis, les troupes du roi Édouard Ier d'Angleterre qui tentait d'envahir l'Écosse. Le film a remporté cinq Oscars à la 68e cérémonie, dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur.

     

       
     Synopsis

    Édouard Ier d'Angleterre, surnommé Longshanks (« aux longues jambes ») mais aussi The Hammer of Scots par les Anglais, occupe une bonne partie du sud de l'Écosse. Son oppression conduit à la mort le père et le frère du jeune William Wallace. Des années plus tard, après que Wallace a été élevé à l'étranger par son oncle, les Écossais continuent de vivre sous les lois cruelles d'Édouard Ier. Wallace revient dans son village natal avec l'intention de vivre comme paysan et d'éviter de s'impliquer dans les troubles qui agitent le pays. Il retrouve son amie et amour d'enfance, Murron MacClannough, à laquelle il montre le chardon, soigneusement préservé, qu'elle lui avait donné quand ils étaient enfants. Les deux jeunes gens se marient en secret afin d'éviter le décret du noctis primae que le roi a énoncé. Plus tard, quand un soldat anglais brutalise Murron et tente de la violer, Wallace vole à son secours. Il l'aide à monter à cheval pour qu'elle s'échappe pendant qu'il retient les soldats. Mais elle est finalement capturée et le shérif lui coupe la gorge en public, en proclamant : « une attaque contre les soldats du roi est pareille à une attaque contre le roi lui-même ». En représailles, Wallace, bientôt rejoint par les villageois, massacre la garnison anglaise et tranche la gorge du shérif à l'endroit même où celui-ci a tué Murron, et avec le même poignard. Ainsi débute la quête de Wallace pour l'indépendance de l'Écosse.

    Quand Édouard Ier apprend la nouvelle de la rébellion de Wallace, il charge son fils, le premier prince de Galles de l'Histoire, également prénommé Édouard, d'y mettre fin. Le prince Édouard est marié à Isabelle de France mais la délaisse car il est homosexuel. Pendant ce temps, Wallace et ses troupes multiplient les coups d'éclat et de nouvelles forces se joignent à lui au fur et à mesure que sa renommée grandit. Wallace inflige une cuisante défaite à l'armée anglaise envoyée contre lui lors de la bataille de Stirling. Il met ensuite à sac la cité d'York. Wallace cherche également à obtenir le soutien de Robert Bruce, solide prétendant au trône d'Écosse, mais celui-ci, malgré son admiration pour Wallace, est très influencé par son père, lépreux, qui le presse de soutenir Wallace officiellement tout en restant secrètement proche des Anglais.

    Devant l'ampleur que prend la rébellion, Édouard Ier envoie la princesse Isabelle négocier la paix avec Wallace. Celui-ci refuse l'or les titres et les terres qui lui sont offerts en échange de sa soumission et fait forte impression sur Isabelle, qui s'attendait à rencontrer un barbare assoiffé de sang et non un homme cultivé. Plus tard, apprenant qu'Édouard Ier prépare une attaque surprise contre Wallace, Isabelle vient elle-même le prévenir du danger puis couche avec lui. Wallace tente d'unir les nobles écossais contre les Anglais mais, sur le champ de bataille de Falkirk, il est trahi par les nobles Lochlan et Mornay. Les Écossais sont vaincus et Wallace découvre que Robert Bruce était dans l'état-major anglais. Il refuse néanmoins de le tuer et Bruce, saisi de remords, lui permet d'échapper à la capture. Wallace tue ensuite Lochlan et Mornay en représailles et mène désormais une guérilla contre les Anglais.

    Robert Bruce est désormais désireux de joindre ses forces à celles de Wallace mais, lors d'une rencontre organisé entre eux deux, le père de Bruce et d'autres nobles écossais les trahissent. Wallace est capturé et livré aux Anglais alors que Bruce renie son père. Wallace est emmené à Londres et est condamné à mort pour trahison, tandis qu'Édouard Ier est désormais gravement malade et proche de la fin. Isabelle, venue voir Wallace en prison, lui offre de s'empoisonner pour échapper à la torture mais il refuse. Isabelle apprend au roi, désormais incapable de parler, que l'enfant qu'elle attend, a priori le futur Edouard III d'Angleterre, est de Wallace, et lui promet de mettre un terme à sa lignée. Wallace subit publiquement une terrible torture mais refuse d'implorer la grâce du roi. Au lieu de crier « Pitié » pour que cessent ses tourments, il hurle « Liberté », ce qu'entend le roi d'Angleterre, et les deux personnages meurent en même temps, Wallace décapité à la hache et le roi sur son lit.

    Des années plus tard, Robert Bruce refuse de se soumettre à une armée anglaise et, invoquant la mémoire de Wallace, mène les Écossais à la victoire à la bataille de Bannockburn, assurant l'indépendance de l'Écosse.

     
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      1965   Les Grandes Gueules      
     Film

    François de Roubaix,

       
    Robert Enrico

    «Les Grandes Gueules» est un film franco-italien, réalisé par Robert Enrico et sorti en 1965.

       
     Synopsis

    Hector Valentin, un Français qui vit depuis plusieurs années au Canada, apprend par son notaire qu'il vient d'hériter d'une scierie dans les Vosges. De retour en France, il constate avec dépit que le « haut-fer » est en ruine, mais décide de faire revivre l'entreprise. Cependant, une autre scierie existe déjà dans le village, et son propriétaire, Therraz, heureux de la disparition de son concurrent, se présente à Valentin dans le but de lui acheter son héritage. Devant le refus de vendre et la détermination du nouveau venu, Therraz n'aura de cesse de mettre des bâtons dans les roues de Valentin.

    Lors d'une vente aux enchères, ce dernier est repéré par Laurent et Mick, deux anciens détenus venus accomplir une vengeance. Ces derniers comprennent assez vite la situation de Valentin : un repreneur à la tête d'une scierie en ruine, sans employé fiable et essuyant les coups d'une concurrence déloyale. Laurent lui propose alors d'embaucher des détenus en liberté conditionnelle en guise de main-d'œuvre. Valentin hésite jusqu'à ce que Laurent lui révèle son passé. Les anciens détenus sont alors engagés dans la scierie, lui donnant l'air d'un camp de travailleurs truculents. Devant les provocations, Valentin et Laurent répondent coup pour coup. Laurent demande alors à son patron d'insister pour qu'un de ses amis détenus puisse les rejoindre, un certain Reichmann (pour lui l'homme à abattre). Peu à peu, Laurent met en place son dessein…

     Bourvil : Hector Valentin

     
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      1936   Les temps modernes      
     Film

    Charlie Chaplin

       
    Charlie Chaplin

    «Les Temps modernes» (Modern Times) est une comédie dramatique américaine de Charlie Chaplin, sortie en 1936. Il s'agit du dernier film muet de son auteur et l'un des derniers qui présente le personnage de Charlot, lequel lutte pour survivre dans le monde industrialisé.

    Le film est une satire du travail à la chaîne et un réquisitoire contre le chômage et des conditions de vie d'une grande partie de la population occidentale lors de la Grande Dépression, imposées par les gains d'efficacité exigés par l'industrialisation des temps modernes. Les vedettes du film sont Charlie Chaplin, Paulette Goddard, qui fut pendant quelques années la compagne de l'auteur à la suite du tournage, Henry Bergman, Tiny Sandford et Chester Conklin.

     

       
     Synopsis

    Les Temps modernes montre la vie d'un ouvrier d'usine, employé sur une chaîne de production. Après avoir été soumis à divers mauvais traitements, gavé par une machine ou contraint à visser des écrous à un rythme effréné sur une chaîne de montage accélérée, Charlot est atteint d'une dépression nerveuse. Il est alors envoyé à l'hôpital. Après son rétablissement, devenu chômeur, Charlot est arrêté, par erreur, pour avoir fomenté une manifestation communiste, alors qu'il tentait en fait simplement de restituer un drapeau tombé d'un véhicule de livraison. En prison, il ingère accidentellement de la cocaïne, la prenant pour du sel. Dans l'état délirant qui s'ensuit, il est mêlé à une évasion à laquelle il met fin en frappant les autres condamnés. Il est alors acclamé en héros par les geôliers et libéré. Pourtant il se sent heureux en prison et voudrait y demeurer. Libéré contre sa volonté, il découvre combien la vie est rude, et rêve de retrouver sa confortable geôle après avoir provoqué une catastrophe sur un chantier naval. Il rencontre alors dans la rue une orpheline clocharde (la «gamine»), interprétée par Paulette Goddard, qui fuit la police après avoir volé un pain pour se nourrir. Pour sauver la jeune femme et retourner en prison, Charlot ment à la police et prétend être le voleur. Cependant, un témoin révèle la supercherie et Charlot est libéré. Afin d'être à nouveau arrêté, il ingurgite une énorme quantité de nourriture dans un delicatessen sans payer. Il se retrouve avec la gamine dans le « panier à salade », dont ils sont éjectés en route. Rêvant d'une vie meilleure, Charlot obtient un emploi de gardien de nuit dans un grand magasin, introduit la gamine dans celui-ci et tombe sur des cambrioleurs. Il se rend compte qu'il s'agit de ses anciens compagnons d'usine et sympathise avec eux. Se réveillant le lendemain matin dans un tas de tissus, il est arrêté une fois de plus.

    Dix jours plus tard, la gamine l'emmène dans une nouvelle maison au bord d'un étang, une cabane délabrée qu'elle admet « ne pas être Buckingham Palace », mais qui fera l'affaire. Le matin suivant, Charlot apprend l'ouverture d'une nouvelle usine et se rend immédiatement sur les lieux. Par sa faute, son chef est accidentellement piégé dans une machine, mais parvient finalement à s'en extirper. Les autres travailleurs décident de mener une grève. Lançant accidentellement une brique sur un policier, il est encore arrêté. Deux semaines plus tard, il est relâché et apprend que la gamine a trouvé un emploi de danseuse dans un bar. La jeune femme essaie de lui fournir un travail de chanteur dans ce même restaurant. Le soir, il devient un serveur efficace, et bien que se trompant entre la porte in et out de la cuisine, il réussit laborieusement à servir un canard rôti. Pendant son spectacle, il perd ses manchettes sur lesquelles la gamine avait écrit les paroles d'une chanson que le patron lui avait demandé de chanter, mais se rattrape en improvisant un charabia et un numéro de pantomime. Chaplin a choisi de chanter en phonétique, imitant plusieurs langues européennes pour la circonstance. C'est la seule scène où l'on entend la vraie voix de Charlot. Sa représentation se révèle un vrai succès. Quand la police arrive pour arrêter la gamine, recherchée par la police des mineurs, ils s'échappent à nouveau. Finalement, arpentant une route à l'aube, on les voit se diriger vers un futur incertain, mais plein d'espérance.

     
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      1965   Una Pistola Per Ringo      
     Film

    Ennio Morricone

       
    Duccio Tessari

    «A Pistol for Ringo» Un pistolet pour Ringo (en italien: Una pistola per Ringo) est un western spaghetti de 1965, une production italienne et espagnole conjointe. Initialement écrite et réalisée par Duccio Tessari, le succès du film a conduit à une suite, Le Retour de Ringo, plus tard cette année là.

    Le film met en vedette Giuliano Gemma (présenté comme «Montgomery Wood ') aux côtés de Fernando Sancho, Nieves Navarro, George Martin, Antonio Casas, José Manuel Martín et Hally Hammond. 

       
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      1974   Moses      
     Film

    Ennio Morricone

       
    Gianfranco De Bosio

    «Moses» le Législateur, transmis en 1973 et 1974, est une mini-série télévisée britannique de 6 heures qui a été joué par Burt Lancaster comme Moïse. c'était une co-production ITC / RAI, dont le tournage a eu lieu à Rome et sur place au Maroc et en Israël.

    La plupart des écrivains, des acteurs et des membres d'équipage de Moïse le Législateur a contribué à une autre coproduction biblique par l'ITC / RAI - la mini-série ambitieuse de  Jésus de Nazareth, qui a été transmise trois ans plus tard, en 1977

       
     

     

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      1977   Le Crabe Tambour      
     Film

    Philippe Sarde

       
    Pierre Schoendoerffer

    «Le Crabe-tambour» est un film français, sorti en 1977, réalisé par Pierre Schoendoerffer, adapté de son roman éponyme publié en 1976 chez Grasset. Il est inspiré par des épisodes de la vie du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume.

       
     

     Synopsis

    Atteint d'un cancer du poumon, un officier de la marine nationale française se voit confier un ultime commandement après l'avoir expressément réclamé, celui de l'escorteur d'escadre Jauréguiberry dont c'est également la dernière mission avant son désarmement. Il est chargé de l'assistance et de la surveillance de la grande pêche sur les bancs de Terre-Neuve. Le commandant mène aussi une quête personnelle, enracinée dans les guerres coloniales françaises : croiser une dernière fois un homme qu'il a connu, devenu patron d'un chalutier. Le déroulement du film révèle qu'il avait donné sa parole à cet homme, parole qu'il n'avait pas pu tenir en raison de divers événements politiques. On peut supposer que, durant toute sa vie qui maintenant s'achève, il a souffert de ce manquement.

    Sa quête est relayée par les souvenirs du médecin du bord et de l'officier chef du service « énergie propulsion », qui évoquent un lieutenant de vaisseau surnommé le « Crabe-tambour ». Les souvenirs et les témoignages se succèdent ; ils évoquent cette figure fameuse qui a marqué ceux qui l'ont connue, et les fait s'interroger sur leur propre vie.

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      1973   Mon Nom Est Personne      
     Film

    Ennio Morricone

       
    Tonino Valerii

    «Mon nom est Personne» (Il mio nome è Nessuno) est un western spaghetti de Tonino Valerii sorti à l'écran en 1973.

       
     

     Synopsis

    L'action se déroule en 1899 à la fin de la conquête de l'Ouest. Jack Beauregard, interprété par Henry Fonda, est un héros vieillissant qui veut quitter les États-Unis pour aller finir ses jours en Europe. Avant de payer son passage en bateau pour le Vieux Continent, il souhaite venger la mort de son frère Nevada Kid qui exploitait une mine d'or avec un certain Sullivan, son associé. Sur sa route il croise un jeune aventurier (Terence Hill) qui se présente comme étant "personne", admirateur facétieux de Beauregard depuis son enfance, qui multiplie les calembours et semble chercher son amitié. Alors que des hommes de main de Sullivan essayent de le tuer, Jack Beauregard est sauvé par l'inconnu qui lui fait part de son admiration en relatant ses exploits passés du temps où Beauregard était un justicier exceptionnel connu dans la région.

    Lorsqu'il se rend au cimetière où est enterré Nevada Kid, Jack Beauregard y retrouve à nouveau "Personne" qui semble s'intéresser de près à ses moindres faits et gestes. Au cours d'un faux duel d'intimidation, "Personne" finit par dévoiler à Jack ses intentions : il veut voir son héros d'enfance accomplir un dernier exploit : affronter à lui tout seul « La Horde Sauvage », une bande de 150 gangsters qui sèment la terreur dans toute la région, afin qu'il entre définitivement « dans les livres d'Histoire ».

    Mais Jack Beauregard n'a que faire des rêves d'enfance de Personne. Il rencontre enfin Sullivan qui est aux ordres de La Horde Sauvage pour transformer en or de sa mine l'or volé par la bande.

    Au lieu de venger la mort de son frère et tuer Sullivan, Jack accepte les sacs d'or que celui-ci lui donne pour compenser la mort de Nevada Kid . Jack Beauregard rencontre à nouveau Personne et essaye de lui expliquer pourquoi il a accepté l'or et renoncé à venger son frère : selon lui, Nevada Kid était « un salaud de la plus belle espèce qui, pour une poignée de dollars, tirait dans le dos d'un ami ». Devant la déception de Personne, Jack Beauregard essaye de lui faire la morale et de lui expliquer qu'il ne tient pas à entrer dans l'histoire, que le "bon vieux temps" dont parle Personne n'a jamais existé. Il quitte Personne convaincu d'aller prendre un train rempli d'or qui le mènera à son bateau ; mais c'était sans compter sur la malice de Personne qui avait volé ce train et qui lui a préparé une tout autre sortie.

    Alors qu'il s'approche du train, il découvre que Personne en est le conducteur et qu'il l'empêche de monter à bord. C'est en voyant la nuée de poussière soulevée par La Horde Sauvage venant attaquer le train que Jack Beauregard comprend que Personne est arrivé à ses fins : lui faire affronter seul la meute de cavaliers. Après une fusillade épique où Beauregard tue des dizaines de bandits en faisant exploser à coups de "winchester" les cartouches de dynamite qu'ils gardaient dans les fontes de leur selle, Personne laisse enfin Beauregard monter dans le train. Beauregard demande alors à Personne comment il a prévu de le faire sortir de la légende après l'y avoir fait entrer. Celui-ci répond qu'il n'y a qu'un seul moyen : le tuer. Le lendemain, dans les rues de la Nouvelle-Orléans, Personne et Jack Beauregard s'affrontent en duel devant la foule et devant un photographe venu pour immortaliser cet instant. Jack Beauregard est tué par Personne et le lendemain, sur sa tombe, le restant de La Horde Sauvage venu se venger peut lire "Jack Beauregard, 1848-1899. Personne était plus rapide que lui."

    La voix "off" de Jack Beauregard accompagne, telle un fantôme, Personne à travers les rues de la Nouvelle-Orléans jusqu'à une échoppe de barbier où va se renouveler la première scène du film, avec cette fois Personne en victime potentielle des bandits à la place de Jack.

    C'est alors que la caméra entraîne le spectateur sur le bateau qui emmène un Jack Beauregard bien vivant vers l'Europe. La voix "off" récitait la lettre que le vieux pistolero, revêtu d'habits de marin, est en train d'écrire à Personne, instigateur du duel truqué qui a permis à Jack de « dire adieu à l'Ouest » tout en entrant dans les livres d'Histoire.

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